Art sacré
131 lieux
Art sacréCappella Sansevero (Cristo Velato)
Napoli (NA)
Sous un voile de marbre qui semble encore respirer, le Cristo Velato de Sanmartino repose dans la pénombre de la chapelle, et la blancheur de la pierre trompe tous les regards.
Art sacréDuomo di Napoli
Napoli
Trois fois par an la ville retient son souffle tandis que le sang de San Gennaro attend de se liquéfier, entre nefs gothiques et l'or de la chapelle qui lui est dédiée.
Art sacréCappella del Tesoro di San Gennaro
Napoli
Derrière une grille de bronze reposent argenteries, gemmes et la mitre constellée de pierres du saint, trésor amassé au fil des siècles par la dévotion de Naples.
Art sacréChiesa del Gesù Nuovo
Napoli
La façade à bossages pyramidaux en piperno cache des symboles gravés dans la pierre, tandis qu'à l'intérieur le baroque éclate en marbres et dans la mémoire du médecin Giuseppe Moscati.
Art sacréChiostro di Santa Chiara
Napoli
Un jardin de piliers revêtus de majoliques jaunes et bleues, où des pergolas de citronniers et des scènes de vie du XVIIIe siècle peintes sur les carreaux tiennent le bruit de la ville à distance.
- Art sacré
Santa Maria delle Anime del Purgatorio ad Arco
Via Tribunali 39
Des crânes de bronze montent la garde à l'entrée, et dans l'hypogée le culte des anime pezzentelle (âmes adoptées) continue de déposer fleurs et prières auprès des crânes abandonnés.
Art sacréChiesa di Santa Luciella ai Librai (teschio con le orecchie)
Napoli
Dans la crypte d'une petite église retrouvée dans le dédale des Librai repose le crâne aux oreilles, que les dévots croyaient capable d'écouter leurs prières.
Art sacréPio Monte della Misericordia
Via Tribunali
Sur l'autel d'une église octogonale reste accrochée, là même où Caravage la peignit, sa Sette opere di Misericordia : un seul tableau qui rassemble toute la charité du monde.
Art sacré
San Gregorio Armeno
Napoli
La rue des maîtres du presepe (crèche napolitaine), où l'on modèle toute l'année des bergers de terre cuite et où la ruelle sent la colle et le bois sous les clochers baroques.
- Art sacré
Complesso dei Girolamini
Napoli
Au-delà de la façade blanche s'ouvrent l'une des plus anciennes bibliothèques de Naples et une galerie de tableaux silencieuse, entre rayonnages de bois et toiles accrochées par les pères oratoriens.
- Art sacré
Sant'Anna dei Lombardi
via Toledo
Huit figures de terre cuite pleurent le Christ mort avec des visages d'une douleur très vive, tandis que dans la sacristie peinte à fresque par Vasari le ciel se peuple de constellations et de vertus.
Art sacréSan Giovanni a Carbonara
Napoli
Une double volée d'escaliers en forceps mène à l'église, dans laquelle le tombeau monumental du roi Ladislao s'élève comme une tour de marbre.
- Art sacré
Guglie di San Gennaro
Decumani
La plus ancienne des aiguilles napolitaines, élevée en remerciement au patron qui aurait arrêté la lave du Vésuve, sa statue de bronze veillant près du Duomo.
- Art sacré
Immacolata
Decumani
Au cœur de la piazza del Gesù l'aiguille baroque s'élance à la verticale, explosion de marbres et de statues culminant dans l'Immacolata tournée vers le ciel.
- Art sacré
San Domenico
Decumani
La place où bat le cœur de Spaccanapoli, avec l'aiguille baroque au centre et l'abside de la basilique angevine qui abrita les chambres de San Tommaso.
- Art sacré
Basilica dell'Annunziata
zona Forcella
Reconstruite par les Vanvitelli après un incendie, la basilique dresse sa coupole imposante au-dessus de Forcella, gardant la mémoire de la plus ancienne œuvre de charité de la ville.
- Art sacré
Ruota degli Esposti
zona Forcella
Le tambour de bois pivotant où l'on déposait en secret les nouveau-nés pendant des siècles, et dont tant de Napolitains ont hérité le nom d'Esposito.
- Art sacré
Cimitero delle 366 Fosse
Poggioreale
Ferdinando Fuga dessina ici une fosse pour chaque jour de l'année : 366 sépultures anonymes pour les pauvres de la ville, géométrie des Lumières appliquée à la mort, sous la colline de Poggioreale.
Art sacréCimitero delle Fontanelle / Museo delle Capuzzelle
Rione Sanità
Dans la carrière de tufo (tuf volcanique) s'alignent des milliers de crânes anonymes : les capuzzelle (petits crânes) que les Napolitains adoptaient et soignaient, dans le culte très tendre et désespéré des âmes du purgatoire.
Art sacréCatacombe di San Gaudioso
Basilica della Sanità
Sous la basilique de la Sanità, des catacombes paléochrétiennes où les défunts nobles étaient portraiturés avec leur vrai crâne enchâssé au-dessus du corps peint : la mort mise en scène.
Art sacréChiesa di Santa Maria della Sanità
Sanità
La basilique de Fra Nuvolo veille sur le quartier auquel elle donne son nom : dédiée à San Vincenzo, 'o Munacone pour les Napolitains, elle abrite sous elle les Catacombe di San Gaudioso.
- Art sacré
Presepe Favoloso
Sanità
Dans la sacristie de la basilique de la Sanità, les frères Scuotto ont allumé plus de cent santons : un presepe (crèche) où la tradition du XVIIIe siècle et le conte s'entrelacent, suspendu entre le sacré et l'émerveillement.
- Art sacré
Basilica di San Gennaro extra Moenia
Sanità
Hors des anciens remparts, près des catacombes qui gardèrent le corps de San Gennaro : l'une des plus vieilles églises de Naples, à l'ombre de la colline de Capodimonte.
- Art sacré
Certosa
Vomero
Chartreuse ouverte sur tout le golfe depuis la colline du Vomero : cloîtres silencieux, marbres baroques et une profusion de marqueteries, là où les moines priaient face au plus beau panorama de Naples.
Art sacré
Museo di San Martino
Vomero
Dans la Certosa, le musée raconte Naples sous toutes ses formes : le célèbre presepe Cuciniello (crèche), les vues de la ville et les embarcations royales, parmi les plus beaux cloîtres du Vomero.
Art sacré
Parco Vergiliano a Piedigrotta (tombe di Virgilio e Leopardi)
Mergellina
Un parc en pente à Piedigrotta abrite le columbarium dit tombeau de Virgile et, un peu plus bas, celui de Leopardi : deux poètes dans la verdure, au-dessus du trafic.
- Art sacré
Belvedere del Deserto — Sant'Agata sui Due Golfi
Massa Lubrense
Depuis l'ancien couvent carmélite, le regard embrasse d'un seul tour les deux golfes, celui de Naples et celui de Salerne, au-dessus de Sant'Agata.
- Art sacré
Villa Comunale di Sorrento e Chiesa/Chiostro di San Francesco
Sorrento
Une terrasse suspendue au-dessus du golfe, à côté du cloître du XIVe siècle de San Francesco, où arcs entrelacés et bougainvillées encadrent le Vésuve et les notes des concerts d'été.
Art sacréCertosa di San Giacomo
Capri
Cloîtres silencieux et murs du XIVe siècle d'une chartreuse ouverte sur la mer, où le temps semble s'être arrêté entre les arches blanches et les jardins.
Art sacréEremo di Cetrella
Anacapri
Un petit ermitage marial niché dans les rochers sous le Monte Solaro, que l'on rejoint à pied entre le parfum du maquis et le silence des hauteurs.
Art sacréChiesa di San Michele (pavimento maiolicato)
Anacapri
Un sol en majolique raconte le bannissement d'Adam et Ève du Paradis terrestre, à contempler d'en haut pour en saisir toutes les couleurs du XVIIIe siècle.
- Art sacré
Terra Murata
Procida
Le noyau ancien de Procida grimpe sur le promontoire de tufo jaune (tuf volcanique), entre murailles défensives et ruelles étroites, suspendu entre le petit port de la Corricella et l'horizon du golfe.
- Art sacré
Abbazia di San Michele
Procida
Derrière les murs de Terra Murata, l'abbaye dédiée au patron Michele conserve des toiles, un ancien presepe (crèche) et des catacombes creusées dans le tufo, la voûte tournée vers la mer.
Art sacréChiesa del Soccorso
Forio
Blanche et simple sur le promontoire de Forio, l'église des marins regarde le large : ici, entre faïences et ex voto, on vient attendre l'un des couchers de soleil les plus célèbres de l'île.
Art sacréChiesa di Santa Maria Assunta
Positano (SA)
Au cœur de Positano, la coupole de faïences jaunes et vertes s'élève au-dessus des toits ; à l'intérieur, l'icône byzantine de la Madone noire veille sur le village penché sur la mer.
- Art sacré
Madonna Nera
Positano
Dans l'église Santa Maria Assunta, une icône byzantine au visage sombre veille sur la mer : la légende veut que ce soit elle qui ait donné son nom à Positano.
Art sacréVilla Cimbrone — Terrazza dell'Infinito
Ravello
Une balustrade de bustes de marbre suspendue au-dessus du golfe, où le regard ne rencontre aucun obstacle : Gore Vidal la dit la plus belle vue du monde.
Art sacréDuomo di Amalfi
Amalfi
En haut d'un escalier raide, la façade à bandes arabo-normandes ; sous l'autel reposent les reliques de saint André, apportées ici de Constantinople.
Art sacréChiostro del Paradiso
Amalfi
Des arcs entrelacés de goût mauresque et des palmiers qui filtrent la lumière : un cimetière du XIIIe siècle conçu pour les nobles d'Amalfi, silencieux comme un jardin d'Orient.
Art sacré
Conca dei Marini
Conca
Une poignée de maisons blanches à pic sur la mer ; sous le village s'ouvre la Grotta dello Smeraldo, où un presepe (crèche) en céramique repose sous l'eau.
- Art sacré
Monastero di Santa Rosa
Conca
Accroché à la falaise, le couvent où les religieuses inventèrent la sfogliatella ; entre les cellules ouvertes sur le bleu profond, la recette née derrière la clôture embaume encore.
- Art sacré
Scala e frazione Minuta
Scala
Le plus ancien village de la côte, étendu face à Ravello ; dans le hameau de Minuta, une petite église garde en silence sa crypte ornée de fresques.
Art sacréAbbazia rupestre di Santa Maria de Olearia
Maiori
Creusée dans la roche le long de la route de Salerno, une abbaye de trois chapelles superposées ; des fragments de fresques byzantines résistent là où l'on pressait autrefois l'huile.
- Art sacré
Capo d'Orso
Maiori
Un promontoire dont le profil rocheux évoque un ours ; sur les monts derrière lui monte le pèlerinage au sanctuaire dell'Avvocata.
- Art sacré
Duomo di San Matteo e cripta
Salerno
Sous les nefs normandes reposent les reliques de l'évangéliste Matthieu, dans une crypte baroque de marbres et de miroirs où la pénombre se fait or.
Art sacréHortus Conclusus
Benevento
Dans le jardin du couvent de San Domenico, les bronzes de Mimmo Paladino : un cheval au masque d'or parmi chapiteaux antiques et fontaines, dans un jardin suspendu entre mythe et méditation.
Art sacréSantuario di Montevergine
Mercogliano
Accroché au Partenio, le sanctuaire garde la Vierge brune que les pèlerins appellent Mamma Schiavona ; on y monte en funiculaire, entre hêtres et brumes, pour embrasser toute l'Irpinia.
- Art sacré
Abbazia della SS. Trinità + Borgo Scacciaventi
Cava de' Tirreni (SA)
Entre les portiques ininterrompus du Borgo Scacciaventi et l'abbaye bénédictine millénaire adossée au rocher, Cava garde deux façons de traverser le temps à l'abri du vent.
- Art sacré
Battistero paleocristiano "La Rotonda"
Nocera Superiore (SA)
De plan circulaire, l'un des plus grands baptistères paléochrétiens d'Occident abrite en son centre la cuve d'immersion, sous une double couronne de colonnes antiques.
- Art sacré
Eboli: San Pietro alli Marmi e castello
Eboli (SA)
Au-dessus d'Eboli, la romane San Pietro alli Marmi conserve ses colonnes de remploi, tandis que le château médiéval veille sur la plaine du Sele jusqu'à la mer.
Art sacré
Policastro Bussentino
Santa Marina (SA)
Sur le golfe qui porte son nom, l'antique Pyxous grecque conserve des remparts médiévaux et la cathédrale du XIIIe siècle, là où le Bussento vient se jeter entre les maisons.
Art sacréBadia di Pattano (San Filadelfo)
Vallo della Lucania (SA)
À deux pas de Vallo, le monastère italo-grec le mieux conservé du Sud garde dans la chapelle de San Filadelfo des fresques byzantines du Xe siècle et une tour rescapée.
Art sacréBasiliche paleocristiane di Cimitile
Cimitile (NA)
Autour du tombeau de saint Félix, un rare ensemble de basiliques paléochrétiennes superposées au fil des siècles conserve mosaïques et fresques, mémoire de la Nola chrétienne de Paulin.
Art sacréSantuario Madonna dell'Arco
Sant'Anastasia (NA)
Au pied du Vésuve, le sanctuaire marial attire chaque lundi de Pâques les fujenti vêtus de blanc, entre des murs couverts d'ex voto et de promesses de grâce.
- Art sacré
Aversa normanna
Aversa (CE)
Premier comté normand du Sud, Aversa garde en son centre un enchevêtrement d'églises et de clochers : la cathédrale médiévale et son déambulatoire marquent le cœur sacré de la ville des Normands.
- Art sacré
Abbazia del Santo Salvatore + Telesia
San Salvatore Telesino (BN)
Nichée dans la plaine du Sannio, l'abbaye bénédictine de Santo Salvatore rassemble les vestiges de l'antique Telesia, la cité romaine et samnite abandonnée après séismes et incursions, et jamais renée.
Art sacréSantuario di San Gerardo Maiella
Materdomini, Caposele (AV)
À Materdomini, on monte vers San Gerardo Maiella, le saint auquel les mères confient l'attente et l'accouchement, parmi les ex voto et les pèlerins d'août.
- Art sacré
Avellino città
Avellino (AV)
Au pied du Partenio, la ville regarde le sanctuaire de Montevergine au-dessus d'elle, tandis qu'au centre la Torre dell'Orologio rythme le pas de l'Irpinia.
Art sacréSantuario di Santa Filomena
Mugnano del Cardinale (AV)
À Mugnano repose Santa Filomena, la jeune martyre amenée ici depuis les catacombe romaines en 1805, but de pèlerins qui, le 13 août, emplissent le village.
Art sacré
Convento di San Francesco a Folloni
Montella (AV)
Dans le bois de Montella, on raconte le sac de pain apparu sur la neige sans laisser de traces : la relique, datée du XIIIe siècle, est encore conservée au couvent.
- Art sacré
Carro di Fontanarosa
Fontanarosa (AV)
Chaque 14 août à Fontanarosa, un obélisque de bois revêtu de paille tressée, haut de dizaines de mètres, est tiré par les bœufs vers la Madonna della Misericordia.
Art sacréAbellinum romana + specus martirum
Atripalda (AV)
À Atripalda affleurent la romaine Abellinum et, sous l'église, le Specus Martyrum : la crypte où furent déposés les premiers martyrs chrétiens de l'Irpinia.
- Art sacré
Basilica paleocristiana dell'Annunziata
Prata di Principato Ultra (AV)
Hors du village, la basilique de Prata conserve des catacombe creusées entre le IIe et le IIIe siècle, parmi les plus anciens témoignages chrétiens de l'Irpinia.
- Art sacré
Solofra: Collegiata di San Michele
Solofra (AV)
Dans la ville de la tannerie, la Collegiata di San Michele cache un plafond de bois peint du XVIIe siècle, œuvre du peintre de Solofra Francesco Guarini.
- Art sacré
Museo Jago (Sant'Aspreno ai Crociferi)
Napoli (NA)
Dans une église du centre historique, Jago expose ses sculptures de marbre, dont le Figlio Velato : le contemporain qui dialogue avec le baroque napolitain.
Art sacréCatacombe di San Gennaro
Napoli (NA)
Dans le quartier Sanità s'ouvrent deux niveaux de galeries à fresques où fut enseveli San Gennaro, la plus vaste catacombe du Sud creusée dans le tufo (tuf volcanique) jaune.
- Art sacré
Certosa e Museo di San Martino
Napoli (NA)
À côté de Sant'Elmo, le monastère chartreux entrelace des cloîtres de marbre et une église somptueuse, gardien de la plus célèbre collection de presepi (crèches) napolitaines.
- Art sacré
Certosa di San Lorenzo (Padula)
Padula (SA)
L'un des plus vastes complexes monastiques d'Europe, avec le grand cloître qui semble ne jamais finir et un escalier elliptique suspendu dans le vide.
Art sacréChiesa di Santa Sofia
Benevento (BN)
Église lombarde au plan étoilé, patrimoine de l'humanité, où colonnes et arcs dessinent une géométrie insolite restée presque intacte depuis plus de mille ans.
Art sacré
Abbazia del Goleto
Sant'Angelo dei Lombardi (AV)
Parmi les champs de la haute Irpinia, les ruines de l'abbaye fondée par saint Guglielmo da Vercelli s'ouvrent au ciel: la tour Febronia, le silence et la pierre dorée au couchant.
- Art sacré
Abbazia della Ss. Trinità di Cava de' Tirreni
Cava de' Tirreni (SA)
Encastrée dans une gorge de roche au-dessus de Cava de' Tirreni, l'abbaye bénédictine prie depuis plus de mille ans entre cloîtres, catacombe (catacombes) et une bibliothèque d'anciens parchemins lombards.
Art sacréSanta Maria de' Olearia
Maiori (SA)
Creusée dans la roche le long de la côte de Maiori, la petite abbaye rupestre garde des fresques du XIe siècle dans la grotte où l'on pressait jadis l'huile: pénombre, silence et Byzance.
- Art sacré
Grotta di San Michele (Faicchio)
Faicchio (BN)
Sur le Monte Monaco di Gioia une cavité naturelle conserve le culte lombard de l'archange, avec des fresques de saveur byzantine estompées par l'humidité et un silence qui a le goût du roc.
Art sacréSantuario della Madonna dei Lattani
Roccamonfina (CE)
Parmi d'anciennes châtaigneraies, sur le flanc d'un volcan éteint, le couvent franciscain fondé par saint Bernardin de Sienne recueille le silence à huit cent cinquante mètres au-dessus de la Campanie.
Art sacré
Duomo di Ravello
Ravello (SA)
Une chaire portée par des lions et couverte de mosaïques dorées, la porte de bronze et le silence d'une place suspendue au-dessus de la Costiera.
Art sacréDuomo di Amalfi e Chiostro del Paradiso
Amalfi (SA)
En haut d'un long escalier la façade aux bandes scintillantes, et à côté le Chiostro del Paradiso avec ses arcs entrelacés de goût arabo-normand.
Art sacréChiostro di San Francesco
Sorrento (NA)
Des arcs entrelacés en tufo (tuf volcanique) et un bougainvillier qui déborde du portique : dans le cloître du XIVe siècle de San Francesco le silence du couvent s'ouvre sur la lumière de Sorrente.
- Art sacré
Cattedrale dell'Annunziata di Vico
Vico Equense (NA)
Accrochée à un éperon de tufo (tuf volcanique) à pic sur la mer, l'Annunziata est la seule cathédrale gothique de la péninsule : à l'intérieur, la pénombre ; à l'extérieur, le Golfe de Naples grand ouvert.
- Art sacré
Cattedrale di Sant'Amato
Nusco (AV)
Dans le borgo (vieux village) de Nusco, la cathédrale conserve dans sa crypte les dépouilles de Sant'Amato et, récemment réapparues, des fresques du XIIIe siècle d'une Nativité sous le clocher de pierre.
Art sacréAbbazia di Sant'Angelo in Formis
Capua (CE)
Sur les pentes du Monte Tifata, au-dessus d'un ancien temple de Diane, la basilique conserve des cycles de fresques médiévales qui couvrent les murs comme un récit peint.
- Art sacré
Abbazia della Santissima Trinità
Cava de' Tirreni (SA)
Enchâssée dans une gorge boisée au-dessus de Cava, l'abbaye bénédictine fondée par Sant'Alferio conserve des cloîtres, un cimetière lombard creusé dans la roche et un archive de parchemins.
- Art sacré
Basilica di Santa Maria di Loreto
Forio (NA)
L'église mère de Forio, au clocher à bulbe de majolique, conserve les toiles que les habitants de Forio sauvèrent des pillages en les cachant dans les grottes. À l'intérieur, l'or et le marbre racontent un bourg qui vivait de vin et de peur.
- Art sacré
Chiesa di Santa Maria Visitapoveri
Forio (NA)
Née comme confrérie qui enterrait les pauvres et veillait les mourants, Visitapoveri cache derrière une façade sobre les fresques d'Alfonso Di Spigna et des stalles du XVIIIe siècle lustrées par des siècles de coudes.
- Art sacré
Chiesa di Santa Maria al Monte
Forio (NA)
Accrochée au versant à 400 mètres, c'est l'église des paysans de la montagne et le point de départ des sentiers vers l'Epomeo. D'ici on voit toute l'île, et elle paraît minuscule.
Art sacréCattedrale di Santa Maria Assunta (Ischia Ponte)
Ischia (NA)
Quand la cathédrale du Castello fut détruite par les canons anglais en 1809, les évêques descendirent dans la vallée et en bâtirent une nouvelle au pied du pont. Sous l'église actuelle survit la crypte médiévale aux fresques d'école giottesque.
Art sacréChiesa di Sant'Antonio al Mortito
Casamicciola Terme (NA)
Petite église de colline dans une Casamicciola qui a appris à cohabiter avec la terre qui tremble et la montagne qui descend.
Art sacré
Eremo di San Nicola all'Epomeo
Serrara Fontana (NA)
Un ermitage entièrement creusé dans le tufo juste sous le sommet de l'Epomeo. S'y retira au XVIIIe siècle Giuseppe d'Argouth, commandant du Castello Aragonese, qui après une vie d'armes se fit moine et mourut ici, dans une cellule de roche.
- Art sacré
Chiesa di Santa Margherita Nuova
Procida (NA)
Bâtie au XVIe siècle par les dominicains fuyant les Sarrasins, elle s'est effondrée sur elle-même durant l'hiver glacial de 1956, quand les grandes arches qui la portaient ont cédé. Restaurée en partie seulement, elle reste une coque à pic sur la Corricella.
Art sacréChiesa di Santa Maria della Pieta'
Procida (NA)
L'église qui accueille celui qui débarque à Marina Grande, avec la Madone que les marins saluaient avant de partir et remerciaient au retour. Quand ils revenaient.
Art sacréArche Aragonesi di San Domenico Maggiore
Napoli (NA)
Sur la galerie de la sacristie, alignés comme une procession immobile, quarante-deux cercueils de bois revêtus de velours : à l'intérieur, les rois aragonais, momifiés, dans leurs habits du XVIe siècle.
- Art sacré
Santa Maria la Nova e la "tomba di Dracula"
Napoli (NA)
Dans le cloître se dresse un sépulcre orné d'un dragon sculpté entre deux sphinx. Depuis 2014, certains jurent que Vlad l'Empaleur s'y trouve, enseveli ici par sa fille. Les historiens secouent la tête. Le dragon, lui, est bien là.
- Art sacré
Basilica di San Severo fuori le mura e il Figlio Velato di Jago
Napoli (NA)
Dans la chapelle des Bianchi, un enfant de marbre dort sous un voile de pierre : c'est la réponse contemporaine de Jago au Cristo Velato, à deux pas des catacombes les plus anciennes de la ville.
Art sacréChiesa di Santa Maria del Pianto
Napoli (NA)
Bâtie en 1657 sur les fosses communes de la peste qui, en une année, emporta la moitié de Naples. Dessous, la Grotta degli Sportiglioni : les carrières de tuf où les pestiférés furent jetés par milliers.
Art sacréChiostro di San Marcellino e Festo
Napoli (NA)
Un cloître monastique ouvert d'un côté — chose rarissime — qui s'ouvre soudain sur les toits de Naples, la mer et le Vésuve. Au centre, une fontaine baroque aux dauphins. Et c'est gratuit.
Art sacréCollegiata di San Michele Arcangelo (Solofra)
Solofra (AV)
De l'extérieur, une église comme une autre ; à l'intérieur, une chapelle Sixtine irpine : un plafond à caissons entièrement peint par les Guarini, qui vous coupe le souffle dès que vous levez les yeux.
- Art sacré
Collegiata di Santa Maria Assunta (Bagnoli)
Bagnoli Irpino (AV)
Le chœur en bois sculpté par Giovan Battista Ferrari est une forêt de bois taillé, un chef-d'œuvre baroque caché dans un village de montagne où presque aucun touriste ne va.
- Art sacré
Specus Martyrum (Chiesa di Sant'Ippolisto)
Atripalda (AV)
Sous l'église s'ouvre la grotte des martyrs : ici, après les persécutions de Dioclétien, furent déposés les corps des chrétiens d'Abellinum. Piliers trapus, voûtes basses, et la sensation précise d'être l'invité de quelqu'un d'autre.
- Art sacré
Grotta di San Michele Arcangelo (Casalbore)
Casalbore (AV)
Une cavité creusée dans la roche vive, étape de la Via Sacra Langobardorum vers le Gargano : ici les pèlerins lombards s'arrêtaient pour prier l'Archange guerrier, il y a mille trois cents ans.
- Art sacré
Santuario di Santa Maria dei Bossi
Casalbore (AV)
Une église rurale au milieu des bois, le long de la draille Pescasseroli-Candela, bâtie sur un monument funéraire romain du IIe siècle : la foi posée sur les os des païens.
- Art sacré
Ruderi del Convento dell'Incoronata
Sant'Angelo a Scala (AV)
Un couvent englouti par la forêt du Partenio : restent l'abside, les murs et le bruit des hêtres. Aucun panneau, aucun gardien.
Art sacré
Santuario del Santissimo Salvatore (Montella)
Montella (AV)
Un sanctuaire sur une butte qui regarde toute la vallée du Calore : on monte à pied, et l'effort fait partie de la prière.
- Art sacré
Grotta di San Guglielmo
Bagnoli Irpino (AV)
Ici, dit-on, Guglielmo da Vercelli se retira pour prier avant de fonder Montevergine et le Goleto : une fissure dans la roche, et un homme qui parlait avec Dieu.
- Art sacré
Grotta di San Michele di Avella
Avella (AV)
Une autre grotte michaélique sur les monts d'Avella : le culte de l'Archange, apporté par les Lombards, s'est accroché à chaque caverne d'Irpinia comme du lierre.
- Art sacré
Grotta-Eremo di San Michele Arcangelo (Sant'Angelo d'Alife)
Sant'Angelo d'Alife (CE)
Sous le château mort, la montagne s'ouvre : une galerie de 60 mètres où les Lombards ont muré un autel à l'Archange guerrier. L'obscurité, le goutte-à-goutte, et une coupole de pierre que personne n'attend là-dessous.
- Art sacré
Chiesa rupestre e Grotta di San Michele di Curti
Gioia Sannitica (CE)
À 450 mètres, sous une arche naturelle couverte de chênes verts, un abri sous roche lombard garde des fresques byzantines que le temps avait cachées sous le stuc. L'autel s'allume encore une fois par an, le 8 mai.
- Art sacré
Chiesa dell'Ave Gratia Plena
Piedimonte Matese (CE)
Un joyau gothique encastré dans le centre historique, avec la chapelle des Sanframondo et ses fresques du XVe siècle. On franchit une porte anodine et l'on se retrouve au Quattrocento.
- Art sacré
Grotta dei Santi
Calvi Risorta (CE)
Dans le ventre de tufo (tuf volcanique) au-dessus du Rio dei Lanzi, soixante saints grandeur nature vous fixent depuis mille ans dans l'obscurité. Une chapelle rupestre couverte de fresques du Xe au XIIIe siècle, à deux pas de l'antique Cales.
- Art sacré
Grotta delle Fornelle
Calvi Risorta (CE)
C'était une citerne romaine, puis elle devint église et cimetière creusé dans le tufo (tuf volcanique) : sur le mur du fond, une Ascension monumentale veille sur des tombes taillées dans la roche.
- Art sacré
Abbazia di Santa Maria della Ferrara
Vairano Patenora (CE)
La première abbaye cistercienne du Royaume de Naples agonise au milieu des champs : sous les voûtes brisées survit la fresque de la sépulture de Malgerio Sorel, et à côté le visage du pape ermite Celestino V.
- Art sacré
Eremo di Monte Atano
Roccamonfina (CE)
Sur un cône volcanique couvert de châtaigniers subsistent les murs d'un ermitage et une petite chapelle muette : un lieu de prière que la forêt reprend lentement.
Art sacréBasilica di Santa Maria in Foro Claudio (l'Episcopio)
Carinola (CE)
Au milieu des champs, une basilique paléochrétienne aux quatorze colonnes romaines de remploi et une abside où une Vierge byzantine vous fixe depuis mille ans. Sur les murs, paysans et artisans médiévaux peints au travail : le seul portrait qui reste de ceux qui vivaient ici.
- Art sacré
Convento di San Francesco a Casanova
Carinola (CE)
La tradition veut que François d'Assise en personne se soit arrêté ici, descendant la route qui menait à la mer. Un cloître silencieux au pied du Monte Massico, où le temps semble s'être figé au XIIIe siècle.
- Art sacré
Grotta di San Michele di Profeti
Liberi (CE)
Sous une paroi calcaire de plus de cinq cents mètres s'ouvre une grotte à deux bouches, consacrée à l'Archange qui terrasse le dragon. Deux fois par an, la procession monte de Profeti et ramène le saint dans l'obscurité de la montagne.
Art sacréBasilica di Santa Maria di Cubulteria
Alvignano (CE)
Bâtie entre le VIIIe et le IXe siècle, peut-être sur un temple de la déesse Bona, elle est la dernière voix restée de Cubulteria : la cité samnite qui osa s'allier à Hannibal, et que Rome d'abord, les pirates sarrasins ensuite, effacèrent de la plaine.
- Art sacré
Sacello di Santa Matrona
San Prisco (CE)
Au fond du bas-côté droit d'une paroisse quelconque, on lève les yeux et le plafond explose en un ciel d'or et de lapis-lazuli : mosaïques du Ve siècle avec le Christ et les symboles des Évangélistes, parmi les plus anciennes de Campanie. Presque personne ne sait qu'elles sont là.
- Art sacré
Chiesa di San Michele a Corte e cripta longobarda
Capua (CE)
Chapelle palatine des princes lombards, Xe siècle : on entre sous un triforium de chapiteaux à feuilles de palmier et l'on descend dans une crypte qui tourne autour d'une unique colonne trapue, où survivent des fresques réapparues seulement en 1876.
- Art sacré
Mausoleo Ossario dei 54 Martiri di Bellona
Bellona (CE)
Le 7 octobre 1943, les Allemands choisirent 54 hommes dans l'église et les fusillèrent au bord d'une carrière de tufo (tuf volcanique) profonde de vingt-cinq mètres, puis firent s'effondrer la terre sur les corps à coups de grenades. Au fond de la carrière, depuis 1945, un monument porte leurs noms.
Art sacréCripta di San Marco dei Sabariani
Benevento (BN)
En 2007, on crut avoir trouvé une citerne sous la via De Vita : c'était la crypte à fresques d'une église engloutie par le tremblement de terre de 1688. Un morceau de ville remonté du sous-sol.
Art sacréChiesa di Santa Maria della Verita'
Benevento (BN)
Un temple du XVIIIe siècle bâti contre le théâtre romain : la cavea païenne sert de fondation à la nef. Stratigraphie de la foi, à ciel ouvert.
Art sacréChiesa di Sant'Ilario a Port'Aurea
Benevento (BN)
Salle lombarde à deux pas de l'Arco di Traiano : à l'intérieur, les moulages grandeur nature de la frise permettent de lire de près ce qui, sur l'arc, reste à dix mètres de hauteur.
Art sacréBasilica di San Bartolomeo Apostolo
Benevento (BN)
Depuis 839 Bénévent garde — et dispute à Rome — les reliques de l'apôtre écorché vif : l'urne sous l'autel baroque est le cœur le plus macabre et le plus dévot de la ville.
- Art sacré
Chiesa di Santa Maria del Castagneto
Cusano Mutri (BN)
Fondée à la fin du VIIe siècle au milieu des châtaigneraies, survivante des séismes et de siècles d'abandon : une église rurale qui semble pousser hors du bois, où le silence fait partie du mobilier.
Art sacréSantuario della Madonna del Taburno
Bucciano (BN)
En 1401, une bergère sourde-muette, Agnese Pepe, aurait entendu la voix de la Madone sortir d'une grotte du Taburno. Sur le lieu du prodige poussa un couvent à 544 mètres, aujourd'hui balcon silencieux sur la Valle Caudina.
- Art sacré
Grotta di San Simeone
Bucciano (BN)
Une fissure de treize mètres dans la roche du Taburno, tapissée de fresques rupestres et d'un Christ en majesté de goût byzantin. San Simeone, ici, était invoqué comme protecteur du beau temps.
- Art sacré
Chiesa dell'Annunziata e il Giudizio Universale
Sant'Agata de' Goti (BN)
Sur tout le revers de la façade, un Jugement dernier du début du XVe siècle : le Christ juge accueille d'une main et repousse de l'autre. Il est peint à l'ouest, afin que ce soit le soleil couchant qui éclaire la fin du monde.
Art sacréChiesa di San Menna
Sant'Agata de' Goti (BN)
Consacrée par le pape Pascal II en 1100, elle conserve l'un des plus anciens pavements cosmatesques du Sud. Le saint, pourtant, était un ermite du Taburno mort dans une grotte : le luxe est venu après lui.
Art sacréAbbazia di Santa Maria in Gruptis
Vitulano (BN)
Fondée par des princes lombards vers 940, abandonnée après le séisme de 1688 et désacralisée car devenue repaire de brigands : restent la tour à trois niveaux et l'abside grande ouverte sur la forêt.
- Art sacré
Eremo rupestre di San Michele in Camposcuro
Frasso Telesino (BN)
Une église encastrée dans la paroi rocheuse, avec des fresques de 1601 et deux bassins qui recueillent la pluie comme il y a mille ans. Chaque 8 mai la statue de San Michele monte ici en procession et y reste tout l'été.
- Art sacré
Chiesa della Santissima Annunziata di Airola
Airola (BN)
Derrière une façade dessinée par Vanvitelli, un plafond à caissons baroque avec trois toiles de Finoglia et des œuvres de De Mura : une galerie de tableaux cachée dans un village que personne ne visite.
- Art sacré
Santuario di Santa Maria del Gualdo Mazzocca
Foiano di Val Fortore (BN)
En 1156 le pape autorisa l'ermite Giovanni da Tufara à bâtir ici son monastère, sur un temple païen, dit-on. Séisme en 1456, incendie en 1630 : restent des ruines isolées dans les bois et une chapelle née des décombres.
- Art sacré
Santuario dell'Assunta e i Riti Settennali dei Battenti
Guardia Sanframondi (BN)
Tous les sept ans, les hommes encagoulés sortent du Rione Croce et se frappent la poitrine avec des éponges hérissées d'épingles, jusqu'au sang, devant l'Assunta. La dernière fois, c'était en août 2024 : la prochaine sera en 2031.